🌕 SOUTENANCE DE MEMOIRE EN ABSURDIE
🟫 Préalable
Le terme « absurdie » est ici employé comme une métaphore. Il ne désigne ni des personnes ni des structures, mais un décalage perçu entre un cadre juridique clairement établi et certains usages de langage ou de représentation susceptibles d’en brouiller la compréhension.
✨ Un cadre légal clair, mais parfois brouillé
En France, la majorité des métiers du bien-être s’inscrivent dans un cadre bien précis le bien-être au naturel.
👉 Ces métiers ne bénéficient pas de la reconnaissance d’un diplôme d’État.
La réflexologie fait partie de ces pratiques d’accompagnement qui relèvent de la formation professionnelle continue, et non de l’enseignement supérieur universitaire.
Cette distinction, pourtant fondamentale, est parfois mal comprise, tant par les acteurs du métier que par le grand public.
Elle conditionne pourtant la nature des formations proposées, les validations délivrées, et les représentations associées au métier.
En l’absence de diplôme d’État, une réalité juridique s’impose :
👉 l’accès à l’exercice d’un métier du bien-être n’est pas conditionné à l’obtention d’une formation diplômante reconnue par l’État.
Les centres de formation ont alors un rôle essentiel à jouer : transmettre des compétences, une méthodologie, une posture professionnelle, une éthique.
Toutefois, faute de cadre national unique, les programmes, durées et modalités d’évaluation peuvent légitimement différer d’un organisme à un autre.
Dans ce contexte, le cadre légal de la formation professionnelle continue est explicite :
👉 à l’issue du parcours, une attestation de formation est délivrée, et non un diplôme.
Jusqu’à ce point, il n’existe aucune ambiguïté juridique.
👉 Une Question de Terminologie… et de perception
Il arrive néanmoins que certains dispositifs de formation intègrent une évaluation finale qualifiée de « soutenance de mémoire ».
Or, dans l’imaginaire collectif comme dans le champ académique, la soutenance d’un mémoire est traditionnellement associée :
-
à un cycle universitaire identifié,
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à une validation académique reconnue,
-
à un niveau d’enseignement précisément défini.
Dans le cadre d’une formation professionnelle continue, lorsque :
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le métier concerné ne relève pas d’un diplôme d’État,
-
la formation n’est pas universitaire,
-
la validation finale ne confère aucun grade académique,
👉 l’usage de cette terminologie peut être perçu comme source de confusion, notamment quant au niveau réel de reconnaissance obtenu.
C’est ce décalage entre les mots employés et le cadre juridique effectif qui mérite, selon moi, d’être interrogé.
👉 L’ajout d’une Norme Volontaire
Parallèlement, une norme volontaire portée par l’AFNOR a été élaborée dans le champ de la réflexologie.
Il convient ici de rappeler un point fondamental :
👉 une norme volontaire ne crée pas un métier d’État,
👉 et ne constitue pas, en elle-même, une reconnaissance institutionnelle ou académique.
Si une telle norme peut contribuer à structurer des pratiques professionnelles, elle ne modifie en rien le statut juridique du métier concerné.
Associée à certains éléments de langage ou de communication, elle peut toutefois être susceptible d’être interprétée, par certains apprenants ou professionnels du métier, comme une étape vers une reconnaissance officielle, alors même qu’aucun cadre légal ne l’atteste.
👉 Des effets concrets à interroger
L’association de plusieurs éléments :
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terminologie empruntée à l’université,
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norme volontaire,
-
positionnement valorisant de certains parcours de formation
peut avoir des conséquences bien réelles, notamment :
-
une augmentation sensible du coût des formations,
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sans qu’une garantie juridique formelle supplémentaire ne soit attachée à cette élévation,
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ni en matière de reconnaissance institutionnelle,
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ni en matière de protection de l’apprenant.
Il ne s’agit pas ici de juger ces dispositifs, mais d’en observer les effets possibles, afin que chacun puisse les apprécier avec discernement.
👉 Un Précédent qui invite à la prudence
L’expérience aujourd’hui close du RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles) a montré combien les démarches de reconnaissance officielle sont complexes, exigeantes et strictement encadrées.
Elle a également mis en lumière l’écart qui peut exister entre certaines attentes et la réalité institutionnelle, générant parfois incompréhension et désillusion.
Ce précédent constitue, à ce titre, un élément de réflexion qui mérite d’être pris en compte.
👉 Une position personnelle, par cohérence
Par le biais de la Collégiale des fédérations et syndicats de la réflexologie, dont je suis co-fondateur, j’ai été à l’origine de ces réflexions collectives autour de la structuration du métier.
Au regard de l’orientation prise par certains travaux, j’ai toutefois fait le choix personnel de me retirer volontairement de cette démarche.
Ce retrait ne constitue ni une opposition, ni une critique des personnes engagées.
Il traduit simplement une volonté de cohérence éthique, afin de ne pas contribuer à une dynamique que je considère susceptible d’entretenir une confusion entre reconnaissance professionnelle et reconnaissance institutionnelle.
👉 Clarifier pour décider en conscience
Ce texte n’a pas vocation à accuser, désigner ou disqualifier.
Il vise uniquement à mettre en lumière une anomalie de cohérence, afin que chaque lecteur – futur apprenant, professionnel ou acteur du secteur – puisse se positionner en pleine conscience, sur la base du cadre réel, et non de représentations implicites.
Former, oui.
Structurer, certainement.
Mais nommer justement les choses demeure une responsabilité collective.
À défaut, le risque existe de continuer à… soutenir un mémoire en absurdie.
A très bientôt !
Avec toute ma gratitude !
Eric Gimbert,
Associé des écoles A.R.F.
Président-Fondateur de F.I.R.M.A.
– Texte publié le 16/12/2025 – © 2026 avec l’assistance des l’I.A. ChatGPT et Dall-e pour la partie graphique